Ce documentaire est absolument a voir, et nous donne ici toutes les raisons de combattre pour le développement de la voiture Tesla et des autres voitures électriques. Elles ne doivent pas subir le même sort “Lobbyiste” que la voiture sortie en Californie en 1996.
Le film est basé sur l’enquête d’un avocat, Doug Korthof, qui explique comment les compagnies pétrolières ont sapé le développement des ventes de voitures électriques en empêchant les études et la diffusion des batteries à haute capacité.
Korthof avance que GM fut le premier à racheter les droits des batteries NiMh à Panasonic/Toyota. Ceux-ci furent cédés au géant pétrolier Texaco qui fusionna ensuite avec Chevron, une autre compagnie pétrolière.
Korthof accuse alors Chevron d’avoir tué le programme Toyota RAV4-EV (Electric Vehicle) grâce à la détention de ces brevets.
Dans le même temps, GM étudiait un programme d’auto électrique, appelé EV1. Toujours selon l’avocat, le prix de vente aurait pu être de 25.000$. Au lieu de ça, GM aurait carrément envoyé les prototypes au pilon, stoppant le programme.
Korthof, militant de l’auto propre au même titre que le réalisateur Chris Paine, nous dit que le brevet appartenant à Chevron n’expirera qu’en 2014 et qu’il faudrait se bouger avant cette date pour proposer à la vente des voitures électriques qu’il pense être capables aujourd’hui de dépasser les 200 km d’autonomie et plus, si celle-ci est couplée à un moteur essence de 40 ch destiné seulement à recharger les accus.
Pour Korthof, le système de la Toyota Prius n’est pas satisfaisant puisque l’auto fonctionne encore principalement en mode thermique.
Autres lobbys pointés du doigt dans le film, les garagistes et les revendeurs de pièces détachées qui n’ont aucun intêret à voir débouler des autos dont l’entretien ne requerrait plus autant de visites par leurs officines.
Alors, démagogie partisane, délire paranoïaque ou vérité vraie, rien ne permet vraiment de trancher le débat mais l’objet même de ce film n’est que de bousculer un peu les consciences américaines. Même si pour ça, il tente assez grossièrement de faire vibrer la corde puritaine et moraliste de l’américain de base, prompt à s’enflammer contre les odieux mensonges de ses élites ou de ses entreprises.
Michaël Moore le fait déjà pour la politique.

Par Patrick Garcia le 30 mai 2006
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